DOSSIER « Énergie de demain » : Alternatives au pétrole

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LES ÉNERGIES ALTERNATIVES AU PÉTROLE

Dans ce contexte, et après avoir mis en place des comportements plus écoresponsables, des États comme la France cherchent à favoriser des énergies moins polluantes. Mais dans ce cas, avec toutes les énergies respectueuses de l’environnent que nous connaissons, pourquoi n’arrive-t-on pas à faire basculer notre mix énergétique au profit de solutions plus « vertes » ? Pour la simple raison que, malgré leurs qualités en termes de respect de l’air de notre planète, aucune de ces technologies n’est parfaite. Petit tour d’horizon.

La Géothermie « haute énergie »

Contrairement à la géothermie domestique qui utilise des chaleurs peu intenses à faible profondeur pour chauffer un logement, la géothermie dite « haute énergie » est plus complexe. Elle utilise des fortes chaleurs couplées à des fortes pressions d’eau pour actionner des turbines. L’énergie contenue dans les roches exploitée par cette technologie est difficile à capter du fait de sa faible concentration et dans la plupart des cas les gisements exploités s’épuisent en une trentaine d’années environ du fait que ce ne soit pas une énergie renouvelable. Notons également que rares sont les zones riches en énergie géothermique (comme l’Islande). L’avantage indéniable et de cette technique est de ne pas polluer durant son exploitation.

L’Hydraulique

En France la quasi-totalité du potentiel hydro-électrique est utilisé. C’est une énergie renouvelable, dans le sens où l’eau se renouvèle régulièrement dans l’enceinte des barrages, elle ne pollue pas et permet de répondre, de façon efficace et écologique, aux pics de consommation. En théorie, si tout le potentiel hydraulique mondial était exploité il permettrait de répondre à 90% de la demande en électricité mondiale. Mais dans la réalité c’est une autre affaire : les endroits propices à la construction de ces barrages sont souvent dans des endroits dépeuplés (notamment en Afrique) et les chantiers sont onéreux et délicats à mettre en place.

L’Éolien

Grand avantage du vent : il est illimité. Grand défaut : il n’est pas continu. L’éolien ne peut donc qu’être une alternative qui prendrait le relais les jours de calme plat (faute de pouvoir, pour l’instant, stocker de façon efficace et en grande quantité l’électricité). En France le potentiel éolien classique et off-shore est estimé à 30% de la consommation électrique national. Si on souhaitait arriver à un tel résultat il serait nécessaire de couvrir la totalité des côtes françaises d’éoliennes (sur terre comme dans l’eau).

L’Énergie solaire

C’est l’énergie des superlatifs. Elle est inépuisable et en une journée la Terre reçoit 10.000 fois la quantité d’énergie que l’on consomme dans le monde entier. Malgré cela, seul 0,04% de l’électricité produite sur notre planète est d’origine solaire et ce pour plusieurs raisons. La première raison est économique. Le solaire est en moyenne est 5 à 10 fois plus chère que les énergies dites « conventionnelles » dû au coût de fabrication des panneaux en silicium. L’énergie consommée pour la fabrication des panneaux est le deuxième problème, en moyenne un panneau solaire produira en 5 ans ce qui lui aura été nécessaire à sa fabrication.

La Biomasse

Cette énergie est généralement issue de la combustion de végétaux tels que le bois ou de déchets. Elle renouvelable tant que l’on brûle autant d’arbres que l’on en plante. Les émissions de CO2 sont quant à elle annulées par la photosynthèse des arbres plantés. Le souci de cette énergie est qu’elle prend de la place sur les terres agricoles dédiées à l’alimentation, elle n’est donc pas viable à grande échelle. Toutefois il existe des alternatives en brûlant certains déchets végétaux, alimentaires ou industriels.

Le nucléaire

Qu’on apprécie ou pas cette énergie elle est une alternative aux énergies fossiles. Elle a pour avantage de pouvoir produire une très grande quantité d’énergie, de façon régulière et à un tarif compétitif. Rajoutons que, contrairement au pétrole, les réserves d’uranium (dans l’état des technologies actuelles et des gisements connus à ce jour) nous laisse environ un siècle de production électrique. Enfin élément important, l’énergie nucléaire n’émet pas de dioxyde de carbone. Seuls bémols, non des moindres : les déchets nucléaires, le démantèlement des centrales et les risques liés. Hélas, pour l’instant, nous n’avons d’autres choix que de mettre la poussière sous le tapis en enfouissant nos déchets dans l’espoir de voir arriver de nouvelles découvertes scientifiques.

Waouh, ce sujet m’intéresse : parlons-en !

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