L’intelligence artificielle prend le volant

La voiture autonome est une des inventions qui risque de bouleverser notre façon de nous déplacer dans les décennies à venir. Elle nous fera gagner du temps, non pas par sa vitesse, mais en nous en offrant la possibilité de nous détendre, de travailler ou d’échanger avec nos proches durant nos trajets, et ce avec une sécurité quasi absolue.

Mais si la voiture veut devenir plus autonome elle est tributaire d’une chose : l’intelligence artificielle.

Sans intelligence artificielle, pas de voiture autonome

La prochaine étape est de rendre la voiture intelligente. Cela consiste donc à la rendre capable d’apprendre des différents cas de figure rencontrés sur la route afin qu’elle puisse prendre des décisions par la suite. On est ici bien au-delà de simples capteurs vidéo qui freinent la voiture à une certaine distance d’un objet. Il s’agit de rendre la voiture consciente de son environnement (grâce aux différentes caméras) en lui permettant de comprendre et d’analyser chaque évènement afin de prendre des initiatives.

L’intelligence artificielle a pour avantages, par rapport aux humains, de mieux « voir », d’apprendre très vite (deep learning), de ne pas être sujette aux émotions, de ne pas connaître la fatigue, de ne jamais se distraire et donc d’offrir un trajet plus sûr.

Il n’est pas impossible que d’ici 2020 on puisse rouler en pilote automatique sur les grands axes tels que les autoroutes. Pour la ville il faudra sûrement encore un peu patienter.

Des barrières qui restent à franchir

Même si aujourd’hui l’industrie automobile est capable de construire des voitures autonomes qui fonctionnent dans des conditions simples (voies rapides, routes classiques sans circulation trop dense), deux barrières subsistent à l’adoption de la voiture autonomes : les avancées en matière d’intelligence artificielle et de réglementation.

Les résultats des recherches dans l’intelligence artificielle, bien qu’apportant des résultats toujours plus impressionnants, ne sont pas encore suffisamment concluants. Nous ne sommes pas encore capables de produire des voitures parfaitement sûres qui analysent finement chaque situation. L’accident de la Google Car avec un autobus il y a quelques jours le montre bien : pour l’instant face à une situation inédite l’homme a de meilleures réactions.

L’autre frein à la commercialisation de la voiture autonome est la réglementation. En cas d’accident qui est responsable ? L’homme ou la machine ? Comment faire cohabiter les voitures autonomes avec les voitures classiques ? Comment adapter les infrastructures routières ? Autant de questions auxquelles vont devoir répondre nos instances étatiques.

Mais les évènements récents sont encourageants. Aux États-Unis, l’autorité en charge de la sécurité routière a reconnu début 2016 que le pilote automatique qui conduit Google Car peut être considéré comme le chauffeur du véhicule. Une avancée légale cruciale qui pourrait accélérer la mise en circulation de ces voitures.

Un marché de l’automobile qui va changer

La voiture autonome risque de modifier profondément le marché, tant côté clients que côté constructeurs.

Google et Amazon, qui n’étaient présents que sur le créneau du digital, pourrait dorénavant venir concurrencer des géant de l’automobile tels que Toyota ou Renault-Nissan.

Enfin la demande client pourrait elle aussi évoluer. Jusqu’à aujourd’hui la majorité des véhicules sont vendus à des particuliers et des professionnels qui en font leur propriété. Mais avec le développement de l’économie du partage les choses pourrait bien changer. La voiture ne serait plus alors achetée mais louée ou partagée.

L’intelligence artificielle et plus précisément la voiture autonome vont profondément modifier de notre façon d’aborder le transport.

Waouh, ce sujet m’intéresse : parlons-en !

Inspirez-moi encore !